En
2008,
la crise financière, venue des Etats-Unis et consécutive à la crise des crédits
subprime de juillet 2007, fut suivie d’une crise bancaire marquée notamment
par la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008. Le monde se trouva alors
brusquement plongé dans une grave crise économique. Total n’échappa
point à la tourmente.1
En
quelques semaines, le cours de bourse de Total dévissait de 25 €, jusqu’à un
plus bas de 31,52 € le 10 octobre 2008. Les salariés et anciens salariés de
Total, qui avaient souscrit, en mars 2008, à l’augmentation de capital qui leur
était réservée au prix de 44,40 €, en étaient pour leurs frais. A cette époque,
nous avions indiqué que cette augmentation de capital s’annonçait peu
attractive, Total n’ayant tenu aucun compte des possibilités d’abondement ou de
sécurisation du capital que nous avions pourtant rappelées à cette occasion.
Pour
éviter la faillite généralisée du système bancaire et une crise économique
pouvant surpasser celle de 1929, les Etats ont volé au secours des banques
et des entreprises et ont mis en place des plans de relance économique, qui
ont produit l’essentiel de leurs effets en 2009 et 2010. De nombreux pays
entrés en récession en 2008 ont ainsi pu retrouver le chemin de la croissance
et échapper à des effets dévastateurs. Cela s’est fait au prix d’un
endettement accru des Etats, mais n’a pas suffi à écarter le risque du
‘double dip’ (récession à double creux). Or, la crise n’est pas terminée et
génère, à présent, une crise souveraine : les Etats surendettés n’ont
plus de marges de manoeuvre pour relancer l’économie et doivent alléger le
poids de leurs dettes pour conserver des taux de refinancement supportables et
éviter d’être aspirés dans la spirale infernale d’une dette passant hors de
tout contrôle. Les notes de plusieurs pays d’Europe et même celle des
Etats-Unis ont été dégradées par les agences de notation financière,
renchérissant ainsi le coût des financements. Ces pays doivent alors engager
des politiques d’austérité pour réduire la dépense publique et accroître
l’impôt, ce qui pèse d’autant sur l’activité et l’économie. Ces éléments
expliquent largement la nouvelle plongée des bourses et le ralentissement
économique observés depuis cet été ; le FMI n’écarte pas la possibilité
d’une récession mondiale en 2012.
C’est
ainsi que l’action Total a chuté de plus de 10 € jusqu’à un plus bas de 30,25 €,
avant de se reprendre. A nouveau, les salariés et anciens salariés qui, en mars
2011, ont souscrit à l’augmentation de capital qui leur était réservée au prix
de 34,80 €, en ont été pour leurs frais. L’histoire se répète et pourtant nous
avions, à nouveau, proposé à Total des formules pour sécuriser cette augmentation
de capital et la rendre plus attractive. Celles-ci n’ont pas été retenues !
Est-ce cela l’Ecoute de la Total Attitude ? Seule consolation, la distribution
d’actions gratuites, à l’ensemble du personnel que nous réclamons depuis des
années, a trouvé un début d’application, mais pour un montant très modeste (25
actions par salarié), loin du quart du brut annuel de chacun que nous
demandons.
Les crises successives,
qui secouent le monde, remettent en question les modèles de société qui y
conduisent. La société doit-elle apporter sécurité et richesses à des
minorités, au détriment du plus grand nombre - modèle encore plus exacerbé sous
les régimes dictatoriaux - ou assurer la sécurité et le bien-être de tous dansle respect des équilibres économiques et environnementaux ?Cliquez-ici pour lire la suite dans le tract élaboré par l'AVAS en association avec le syndicat SICTAME de TOTAL.
La Cour d'Appel confirme le Bureau d’AVAS élu le 8 décembre 2009
L'arrêt n° 194 de la Cour d'Appel de Versailles, 14ème Chambre, du 11 mai 2011 (cliquez ici ) a confirmé comme bureau de
l'AVAS celui du 8 décembre 2009.
L'ordonnance
de référé est infirmée en sa totalité et le jugement au fond est
partiellement infirmé, en ce qu'il a retenu une tacite reconduction du dernier
bureau valablement élu. Il est confirmé en ce qu'il a annulé les actes de Jean-René
Marabelle et Jean-Marie Bierme après les radiations du 18 décembre, elles aussi
annulées.
Vous
pourrez y lire, en page 12, que la Cour :
"
Constate que le 8 décembre 2009, le conseil d'administration de l'ASSOCIATION
AVAS a régulièrement désigné comme membres de son Bureau :
Monsieur MASSIE, président,
Monsieur BUTORIvice-président,
Monsieur CHASSEGUET, secrétaire général,
Monsieur CABRERA : secrétaire général
adjoint,
Madame VIVIER, trésorière,
Monsieur GALFI et Monsieur SARFATTI
conseillers .
Dit que Monsieur MASSIE a seul qualité de
président de l'ASSOCIATION AVAS à compter du 8 décembre 2009 ;
Y ajoutant,
Condamne Messieurs MARABELLE et BIERMÉ à
verser aux appelants la somme de 3 000 € (trois mille euros) sur le fondement
de l'article 700 du code de procédure civile ;
Condamne Messieurs
MARABELLE et BIERMÉ aux entiers dépens de première instance et d'appel
afférents aux deux instances jointes, autorisation étant donnée aux avoués de
les recouvrer conformément aux dispositions de l'article 699 du code de
procédure civile.
Arrêt prononcé publiquement par mise à
disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été
préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article
450 du code de procédure civile et signé par Madame Ingrid ANDRICH, Conseiller faisant
fonction de président et par Madame LOMELLINI, greffier, auquel la minute de la
décision a été remise par le magistrat signataire.."
Dans le numéro 60 de l'Avascope vous trouverez tous les détails pour comprendre la génèse de l'affaire(cliquez ici ).